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PETIT GUIDE à RIO POUR NOS AMIS PHOTOGRAPHES, INFLUENCEURS/INSTAGRAMMEURS OU SIMPLES CURIEUX !

Dernière mise à jour : 30 juin 2020


L’article de ce jour est consacré à nos lecteurs qui, en vacances, aiment se lever tôt le matin afin de saisir les premiers rayons, qui sont toujours en quête de la photo parfaite ou du spot de rêve … ou encore ceux qui veulent tout simplement se retrouver dans un paysage de carte postale (ou sur un post à la @doyoutravel).


C’est une certitude. Même si tu n’apprendras rien de cet article (quoique… en fait probablement que si), je suis sûre d’une chose : une fois la dernière ligne dégustée comme il se doit, tu n’auras qu’une envie. Celle de prendre un aller simple pour cette ville qui a su conquérir nos cœurs, et ce malgré un temps capricieux….Seule cette saleté de Covid-19 pourra t’empêcher de t’y rendre. Surtout si tu es Français…

Il faut dire que Rio est une ville sacrément photogénique … d’abord parce que les Cariocas aiment la couleur : que ce soit sur eux, sur les murs ou dans leur vie d’indétrônables fêtards, elle est partout. Mais également parce que je n’ai jamais vu de villes avec autant de magnifiques points de vue. Laisse-toi donc guider, c’est cadeau.



Pour commencer piano…le Starter Pack :


*Le Christ (Corcovado)

Difficile d’évoquer Rio sans écrire une ligne sur ce qui en est devenu le véritable symbole. Perché sur le mont Corcovado au cœur du parc national de la Tijuca, notre Nouvelle Merveille du Monde se place en gardien de la baie.

On peut dire que ce « grand gaillard » (si je puis dire) a quelques origines françaises grâce à l’un de ses sculpteurs (Paul Landowski) et le travail également de l’ingénieur, Albert Caquot.  La conception revient cependant au Brésilien Heitor da Silva Costa, et l’imposante tête a été réalisée par le sculpteur roumain, Gheorghe Leonida.

Depuis 1973, ces 1 145 tonnes réparties sur 38 mètres de haut (eux-mêmes situés à 710 mètres) sont classés « monument historique » et comptent quelque 750 000 visiteurs par an. Ce qui fait, à minima, autant de photos…

Pour vous distinguer, pour ne pas vous perdre dans la foule,  il est donc préférable de planifier un minimum votre visite. Regardez d’abord bien la météo : il a souvent la tête dans les nuages le coquin ! Et préférez surtout d’y aller, soit le matin (afin d’éviter le contre-jour), soit au coucher (pour éviter le monde et avoir de jolies lumières).

Vous pouvez rejoindre cette merveille de trois façons :

- A pied : la manière la plus économique puisqu’il s’agit  ici de ne payer que l’entrée à R$ 22,00 en haute-saison … mais évidemment la plus fatigante puisqu’il vous faudra traverser le parc de la Tijuca en montée raide.

- Par le train : un bon moyen de transport pour profiter de la vue mais il vous faudra ici réserver vos billets en amont (http://www.tremdocorcovado.rio/) avec un tarif et une disponibilité variant selon la saison.

- Par le bus : la solution la plus économique… et celle pour laquelle nous avons optée. Attention cependant aux arnaques ! Tout d’abord, dans un premier temps, il vous faudra prendre un Uber afin d’atteindre Paineiras  (faites attention si vous utilisez Google Maps, en voici les coordonnées exactes : « Estr. das Paineiras, S/N – Santa Teresa, Rio de Janeiro – RJ, 22241-330, Brésil »). Pour l’anecdote, on ne nous a pas déposé au bon endroit et il a fallu payer un autre bus afin d’y accéder après avoir acquitté la coquette somme de R$65/personne aller-retour. Au Centre des visiteurs, vous pourrez acheter vos billets de bus aller-retour ainsi que l’entrée, soit grâce aux distributeurs (cartes bancaires uniquement), soit via les guichets (la queue n’est pas si longue, rassurez-vous). Le prix en haute saison : R$38,00. Vous pouvez choisir l’horaire d’accès au Christ qui sera ensuite marqué sur votre billet. Ainsi, quelques minutes avant l’embarquement, il vous suffira de vous présenter au fond du centre (côté gauche), de prendre « la » photo-touriste (avec pour fond le Christ) et de monter dans l’un des vans. Une fois en haut, il vous faudra conserver votre billet pour le retour.



*Santa Teresa (et escalier Selarón)

Santa Teresa est un quartier qui allie lieux d’intérêt et jolies vues. Son attraction principale demeure l’escalier Selarón (ou « escalier du couvent de Santa

Teresa »/ « Escadaria do Convento de Santa Teresa »). Etendues sur 125 mètres de longueur, ses 215 marches rencontrent du succès grâce à ses ornements colorés : 2 000 carreaux de faïence issus de 120 pays différents forment ainsi l’œuvre de l’artiste chilien Jorge Selarón, réalisée à l’occasion de la Coupe du monde de football de 1994.

Si vous avez l’occasion de vous rendre vers ce centre (I know you will), en supplément, vous pouvez également jeter un coup d’œil aux arcs de Lapa, un ancien aqueduc, devenu aujourd’hui viaduc où circulent des tramways jaunes allant de Lapa à Santa Teresa. Ces transports aux airs lisbonnins se retrouvent du côté de la place de Largo do Toural, qu’on vous conseille également.


*Pain de Sucre

Cette appellation désigne ici un pic granitique culminant à 396 mètres d'altitude. Celui-ci doit probablement son nom au moule qu’on a longtemps utilisé afin de créer les blocs de sucre.

Le mont est donc desservi par un téléphérique, historiquement connu puisque sa première construction (en bois) remonte à l’exposition internationale de 1908. L’actuel vous coûtera R$110 et peut transporter 75 personnes. Ce dernier, bien plus récent que son prédécesseur, a été construit en 1972.

Une fois de plus, on vous conseille vivement de prévoir votre visite en amont. Par exemple, s’il vous vient l’idée d’y aller pour le coucher de soleil (cf nos photos), essayez de partir une ou deux heures avant. Les queues peuvent être longues à l’entrée du téléphérique… Vous voilà prévenu !

Notez également qu’il s’agit bien là (vous l’aurez d’ailleurs compris) d’un lieu touristique par excellence : sur  le Pain de Sucre, il y a des bars, des restaurants, des magasins… on est bien loin du petit coin pittoresque et tranquille qu’on s’imagine en voyant les cartes postales (sauf si vous choisissez de le monter à pied, là c’est une autre histoire).


*Jardin Botanique

Côté verdoyant, vous serez servis à Rio. Mais histoire de vivre l’expérience « à fond », un petit détour du côté du jardin botanique ne vous fera pas de mal… bien au contraire car il est considéré comme l’un des plus beaux au monde. Ses 137 hectares sont divisés en plusieurs secteurs (tropical, japonais, spécial « orchidées »…) et vous proposent d’admirer 8 000 espèces de plantes diverses.

N’hésitez pas à lever la tête et vous perdre dans les allées de palmiers. C’est ouvert de 8h à 18h et cela vous coûtera seulement 6 reals.



* « Parque Lage »

Non loin du jardin botanique, et pour continuer côté flore, impossible d’échapper non plus au Parc Lage.

Avant de vous y rendre, passez tout naturellement par sa rue: l'autre côté du trottoir a une partie dédiée au street-art.

Pour la petite histoire, le lieu a été acquis par un lord anglais qui l’a transformé dans un premier temps en parc paysager. Un riche armateur vint, ensuite, lui racheter et fit construire la bâtisse (dorénavant présente sur tous les feeds des divers influenceurs de passage à Rio), en l’honneur de son épouse, la chanteuse Gabriella Bezanzoni Lage.

L’École des beaux-arts y a maintenant élu domicile, à l’instar d’un bar branché.

Difficile de ne pas vous raconter, ici, le « BTS » (« Behind The Scene »/ « dans les coulisses », ndlr) de la fameuse photo que vous voyez donc partout (et dans le cas contraire, on vous laisse taper la localisation « Parque Lage » sur instagram…). En fait, chaque personne qui pose à cet endroit, doit faire patiemment la queue pour prendre la pose devant le bassin. Un conseil : pour l’achat d’un « petit quelque chose » à l’école des beaux-arts à hauteur de 10 reals, vous pourrez monter au premier étage. Il y a beaucoup moins de monde et la vue y est nettement plus belle.



*Copacabana

C’est ce qui fait rêver un grand nombre d’entre vous. Le quartier est riche, les clichés de sa plage en forme de croissant (longue de 4,5 kilomètres) sont souvent sublimes… On y croise de grandes enseignes (coucou Gucci), son fameux « Copacabana Palace » au style Art déco, son fort (avec, en son sein, le musée militaire)… bref sur le papier, tout est parfait. Néanmoins, si « c’est à faire une fois », et bien, nous n’y avons pas passé le meilleur des moments de notre séjour au Brésil. Loin s’en faut. Un climat de peur s’y installe facilement. Il y a une flopée de voleurs qui courent sur la plage, n’hésitant pas à vous arracher vos effets personnels. Pas la meilleure ambiance pour se beurrer la pilule, n'est-ce pas ? Des policiers nous ont vivement conseillé de ne prendre aucune affaire de valeur avec nous là-bas. A bon entendeur…



*Ipanema

Ce quartier chic et aisé est-il vraiment encore à présenter ? Sa fameuse plage s’étend sur deux kilomètres et demi (avant d’être prolongée par la plage de Leblon). Elle se divise en trois postos (8, 9 et 10) dont le plus célèbre est probablement le neuvième. Il est quelque peu « politisé » puisqu’on l’affilie à la gauche, et baigné d’un climat libertaire… et ce depuis que, dans les années 80, le député Gabeira y a été photographié portant comme simple vêtement… un string !

Entre les postes 8 et 9, flotte d’ailleurs le drapeau arc-en-ciel de la communauté LGBT et on peut vous dire que l’ambiance y est toujours au top (parfois un peu trop, pauvres petites mémés que nous sommes déjà…).

La plage, à l’instar de Copacabana, regroupe plusieurs activités sportives (surf, football, volley…) mais aussi de nombreux arrêts gourmands. L’allée est peuplée par des plagistes vous proposant des « guaraviton », des brochettes de viande ou des baies d’açai (auxquelles vous ajoutez les aliments qu’il vous plaît).


Comme vous l’aurez compris, nous l’avons préféré à Copacabana. Mais, nous ne le répèterons jamais assez : vigilance ! Et préférez aller du côté de la « Pedra do Arpoador »/ la « Praia Do Diablo »… l’ambiance y est peut-être moins prenante mais on s’y sent relativement en sécurité… et la vue vaut le coup.



*La confiserie Colombo :

Devenue véritable institution carioca, si vous devez aller boire un seul verre de tout votre séjour c’est bien ici. Fondée en 1984 par les Portugais Manuel José Lebrão et Joaquim Borges de Meireles, elle vous bercera, pour votre plus grand plaisir, dans un style Belle Époque. De nombreux intellectuels la fréquenteront d’ailleurs …

Pour une petite chronologie… Les grands miroirs en cristal de la salle sont importés d’Anvers lors de la rénovation des salons entre 1912 et 1918… ce qui apporte un soupçon d’Art Nouveau. En 1922, le deuxième étage y est ajouté, avec un salon de thé et en 1944, une annexe à Copacabana s’ouvre (cette dernière déménage au fort de Copacabana en 2003).

Aujourd’hui vous pouvez vous laisser tenter par quelques gourmandises au rez-de-chaussée… ou prendre le vieil ascenseur pour déguster un bon buffet à volonté à l’étage.


*Le parc national de la Tijuca : on vous invite à regarder nos « balades » plus bas…

Il couvre une partie de la ville et rend Rio encore plus incroyable. Il constitue la bouffée d’oxygène dont vous aurez probablement besoin. En effet, en un tour, transformez-vous en de véritables petits Indiana Jones… vous pourrez y explorer des grottes, des pistes entourées de flore luxuriante, des cascades (« Cachoeira Do Horto » : au top si  vous voulez vous rafraîchir).




LES vues:


*« L’autre côté » (Niterói) : n’hésitez pas à prendre un bus à Lago do Machado (de mémoire le 750D, direction Gavea via Niterói), traverser le pont Rio-Niterói et vous vous retrouverez du côté d’Icaraí. On y trouve de nombreuses vues sur Rio, notamment à la plage d’Icaraí, au parc de la ville de Niterói, à la forteresse de São Luis, à « Praia do forte », etc.

Vous l'aurez deviné... ne faites pas comme nous, regardez-bien la météo avant de vous y rendre!
Un Christ sauvage se cache ici... saurez-vous le retrouver?

*Pedra Da Gávea : Nous n’avons pas eu la chance d’y aller par faute de temps (et d’équipements car il y a un petit passage qu’il faut escalader…) mais nous souhaitons quand même la noter ici. En effet, on dit d’elle, qu’elle offre le plus beau point de vue sur la ville. Le petit hic est qu’il est préférable de vous y rendre avec un professionnel.


*Santa Teresa (voir ci-dessus).


*Dona Marta (au lever) : rien de plus simple ici. Il vous suffit de prendre un chauffeur et vous laisser guider. En revanche, si vous tombez sur le même que le nôtre à 4h45 du matin (eh oui, on voulait voir le lever), il est possible qu’il vous mette un petit coup de pression en vous disant que le lieu n’est vraiment pas sûr. En effet, il est probable que vous passiez à proximité de favelas par exemple…. Rassurez-vous, une fois arrivé au parking, il vous faut environ deux minutes pour atteindre le point de vue à pied… et vous ne serez JAMAIS seul au lever (best moment) : l’endroit est littéralement envahi par des hordes de photographes ou de simples touristes. Il ne vous reste plus qu'à espérer qu'il n'y ait pas trop de brume et profitez de la magnifique vue.



*Vista Chinesa : de même ici, il est plus facile (et économique) de prendre un Uber. Dans le cas contraire, vous pourrez faire comme nous et marcher (voir notre randonnée plus bas).



* « Pedra do Arpoador »: ou l’un des meilleurs points de vue sur Ipanema. En plus, à quelques minutes se trouve la « Praia Do Diablo ». Si vous voulez plus de calme (et de sérénité) qu’Ipanema, c’est une bonne alternative.

Pour plus d'images, voir plus haut.

* « Pedra do Telegrafo » : là encore nous n’y avons pas été mais difficile cependant de ne pas en parler tant elle est présente sur instagram. Même si elle est excentrée de Rio, rien n’arrête ceux qui souhaitent rapporter le cliché hautement banalisé d’une personne feignant de tomber dans le vide, se raccrochant d’une seule main au rocher. Après avoir pris un nombre incalculable de transports (métro, bus, tram puis marche…), si vous tenez à imiter ces « artistes-créateurs », il vous faudra parfois faire des heures de queue (arrivez tôt donc) : on vous souhaite bien du courage ! La randonnée qui entoure le lieu semble toutefois de toute beauté.



Nos coups de cœur :


*Le Cabinet royal portugais de lecture :

Ceux qui suivent attentivement @bonvoyagecleo savent bien qu’on ne pouvait pas le manquer.  L'un des bijoux architecturaux du Rio du XIXe siècle, étonnamment peu visité. Elle appartient au style « néomanuelin » (on notera par exemple sa ressemblance avec le monastère Saint-Jérôme à Lisbonne). Si l’empereur Dom Pedro II en a posé la première pierre le 10 juin 1880, c’est sa fille, la princesse impériale Isabel ainsi que son mari le prince Gaston qui l’inaugurèrent en 1837. Une ambiance à la Harry Potter me direz-vous… En même temps, se retrouver entre 350 000 volumes, ça relève presque de la magie.

Le plus ? L’admirer de nos petits yeux ébahis nous a absolument rien coûté : elle ouvre ses portes au 30 rue Luís de Camões à tous les curieux désireux d’en prendre plein la vue de  manière totalement gratuite.



*Plage Prainha/Praia do Secreto (et Grumari) : Prendre le métro L1/L4 et descendre à la station Jardim Oceânico. Là, il vous faut aller de l’autre côté de la route (traverser avec le pont) et prendre le bus en direction de Recreio.

Pour notre part, nous sommes descendues à la route « do Pontal ». Nous avons ensuite longé la jolie plage (avec une vue sur la pierre Itapua par exemple) et accédé à la Praia do Secreto. Les rochers permettent la création d’une espèce de petite baie où la baignade est possible. De nombreux points de vue s’accumulent ensuite jusqu’à la plage de Prainha et au-delà (le « mirante do Rocondo » notamment). Une balade qu’il est difficile de ne pas prolonger…. Cela dit, ces côtes ne sont pas desservies par les bus, même s’il y a des « taxis-scooters » locaux.



Quelques balades :


Quelques balades sont déjà à prévoir du côté de la « Pedra Bonita », la « Pedra do Telegrafo », la « Pedra Da Gave », « Dois Irmais », le « pico da tijuca »… Cependant, nous avons opté pour des petites marches plus courtes/plus tranquilles pour nous familiariser au mieux avec la ville.


*Prainha : voir plus haut.


*Botafogo : difficile de ne pas passer dans ce « quartier de classes moyennes » où se concentrent jeunesse et dynamisme. Beaucoup d’entreprises et de commerces y sont implantés : c’est d’ailleurs là que nous avons enfin pu trouver de BONS fruits et légumes. Il est également surnommé le « Quartier des Écoles » (« Bairro das Escolas » en portugais) ou « Quartier des Cliniques » (« Bairro das Clínicas ») en raison des nombreuses institutions s’y localisant.


*Leblon (et Lagoa) : On en a parlé plus haut, Leblon est un quartier bourgeois de la ville, facilement repérable par ces hauts buildings blancs, ses larges allées propres à la quasi « californienne », ses jolis palmiers et espaces verts… D’ailleurs, il est le voisin direct d’Ipanema. A noter qu’il doit d’ailleurs son nom à un Français, Carlos Leblon qui, au XIXe siècle, après avoir fait fortune dans la pêche, avait pu acheter le terrain qui constitue dorénavant l’endroit.

Pour notre part, nous avons suivi ce parcours.

Celui-ci est assez fatigant (notamment dans le parc) mais reste destiné aux débutants. Vous profiterez de la jolie vue sur Rio qu’il offre (Vista Chinesa … sur la ville mais surtout sur Leblon et la favela Rocinha) puis d’un moment « détente » aux cascades.  Pas mal non ?


*Centre (carioca) avec théâtre, jusqu’au port avec le Musée de Demain/ les quais (cité de la samba) : Si vous descendez à la station « Carioca » (L1, L2, L4), vous pourrez parcourir le centre comme vous le souhaitez.

De là, vous pouvez très bien décider de voir la bibliothèque dont on vous a parlé plus haut, de boire un verre à la Confiserie Colombo, de vous rendre au Sambadrome… ou de remonter vers le sud de la ville, après avoir fait un tour près du théâtre, pour aller vers le Musée de Demain, un musée inauguré en 2015, dédié à la  « création de l'Univers et à l'avenir de l'humanité ». Ensuite, libre à vous de faire un tour sur les quais, jusqu’à la grande roue, de vous rendre à la Cité de la Samba afin de voir les coulisses de la construction des chars et la réalisation des costumes du Carnaval. Prudence toutefois : ce coin de la ville n’est pas le plus sécurisé.



Bon à savoir :


Un bar, « The Maze » avait retenu notre attention tant par la vue qu’il proposait sur la ville, mais également par son cadre atypique et son ambiance populaire : celui-ci était situé en pleine favela (Tavares Bastos), entouré de mosaïques, de musique et de rire… et s’établissait ainsi en tant que « centre culturel ». Néanmoins, l’endroit est sujet à polémiques depuis quelques temps déjà, et a fermé ses portes l’année dernière (temporairement on l’espère).

Cependant, hissé en véritable institution depuis de nombreuses années, il est suivi par des milliers de personnes sur Facebook. Nous y découvrons ainsi la triste histoire de Bob qui nous a beaucoup touchées.  Sur la cagnotte mise en place, nous y lisons d’abord « The Maze c’est Bob, et Bob c’est The Maze. ». Une histoire longue de 40 ans puisque Bob Nadkarni fait vivre son établissement depuis son arrivée au Brésil en 1979. « Il a accueilli le monde les bras ouverts et ceux qui s’y sont rendus ne sont pas seulement tombés amoureux de The Maze mais aussi de la favela où il se trouvait […] de solides amitiés ont été bâties ici. ». The Maze a été officiellement ouvert en 1981 par l’ancien correspondant de la BBC. Ce lieu hors-du-commun a servi de décors pour plusieurs films et clips (« L’Incroyable Hulk »… et des clips de stars internationales à l’instar des Black EyedPeas, Snoop Dog…). Le 21 octobre 2019, Bob, ainsi que sa femme et son enfant sont mis à la rue après une décennie à se battre contre la « bureaucratie, les politiques locales et la corruption ». Aujourd’hui, l’établissement est menacé de démolition, purement et simplement.

Tout ce que l’on peut ainsi espérer est donc que lorsque vous viendrez à Rio, ce ne sera qu’histoire ancienne !

(Ps: la vue en y montant est déjà très belle!)



Aller à Rio de Janeiro en période de carnaval :


*Quelques renseignements de base

On nous conseille d’abord d’éviter les parades où se rassemble trop de monde et qui sont trop connues (et celles du centre où la sécurité y est souvent moyenne). L’ambiance peut vite dégénerer. Les meilleures sont celles qui se déroulent une ou deux semaines avant le carnaval : à Leblon, Gavea, au jardin Botanique, à Botafogo et éventuellement à Santa Teresa (il y a beaucoup de monde mais c’est un véritable classique)… pour en profiter pleinement, il faudra vous armer de courage et y arriver tôt (elles durent généralement entre trois et cinq heures).


Celle d’Aterro do Flamengo a aussi beaucoup de succès (souvent trop). On y passe plusieurs classiques (coucou les Beatles). Il faut dire que chaque bloco a sa propre signature : Saimos do Egyto vous plongera dans l’univers Egyptien, Minha Luz é de Led jouera sur des effets de lumière, tandis que l’Orchestra Voadora se déplacera avec leur instrument dans toute la ville… en courant !

Plusieurs soirées sont organisées durant cette période et facilement trouvables via Facebook. Les prix peuvent s’envoler alors à vous de bien faire la sélection.

On notera de manière générale que le carnaval est un événement politisé… chacun de ses événements est donc très présent sur les réseaux sociaux (Instagram et Facebook surtout) et ne nécessite pas une grande « pêche à l’info ».


*L’expérience du Sambadrome :

Difficile de venir à Rio en période de Carnaval  sans se laisser tenter par une « soirée » au Sambadrome. L’office du tourisme met sa billetterie en ligne des mois à l’avance… mais il faut être honnête, il est difficile de s’y retrouver avec tous ces secteurs.

Nous avons été largement aidées par le site de LonelyPlanet… en lisant cet article qu’on vous invite donc à arpenter à votre tour.

Si vous êtes désireux d’en savoir un peu plus sur notre expérience, une vidéo en IGTV sur notre Instagram est disponible ici (avec une légende assez détaillée).


Nous avons acheté nos places le jour même, le quatrième de l’événement dédié aux « groupes spéciaux » (deuxième partie) à un prix bradé à environ 35€. Si vous voulez faire de même, veillez toujours à la validité du ticket et son secteur, comme l’indique l’article précédemment cité.

Nous avons été placées au secteur 1, normalement constitué des proches des danseurs. Comme vous pourrez le voir dans l’IGTV, la situation y est bonne, c’est très sécurisé (à l’intérieur… à l’extérieur soyez bien prudents !!), l’ambiance est agréable. Le seul hic est la longueur du show : il faut compter neuf heures ! Alors, mettez-vous bien à l’aise…



Informations supplémentaires :


Très satisfaites de la "Villa 25" où nous avons séjourné!

*Points sur la sécurité :

Les vols et les violences à Rio sont toujours à prendre au sérieux. De nombreux Cariocas, nous ont d’ailleurs mises en garde. Toujours avoir une copie de son passeport sur soi (et non l’original), prendre le moins d’argent possible et protéger au mieux ses affaires personnelles, favoriser l’utilisation de sacs-banane… sont les commandements officieux de Rio.

Bien sûr, il faut redoubler de vigilance lors du carnaval (surtout lors des parades où la foule s’accumule) et en période des fêtes de fin d’année. Il y a également de la criminalité localisée : favelas, Copacabana (pour les vols)… Evitez également de vous y promenez seuls la nuit, ça craint. Vraiment.


*Se déplacer :

-Le plus fiable des transports en commun reste le métro. Très propre, peu cher, il dessert surtout le centre-ville. On peut acheter une carte d’un voyage qu’on glisse dans une fente et qu’on ne récupère pas ensuite ou alors prendre un abonnement.

-Le meilleur moyen (et souvent moins cher quand on est à deux personnes minimum), outre la marche, reste le UBER.


*Un week-end ailleurs?

D’après les conseils d’une Carioca rencontrée dans l’avion, celle-ci nous a indiqué qu’il était possible de prévoir une petite évasion le temps de quelques jours non loin de la ville.

-Ilha Grande : c’est la plus grande île de l’État. Elle est située à 150 kilomètres de Rio de Janeiro. Elle est souvent décrite comme un petit bout de paradis.

-Paraty/Parati : cette ville située à l’extrême Sud de l’État est accessible à quatre heures de route de Rio de Janeiro. On peut y voir plusieurs architectures… d’Europe, d’Asie et d’Afrique.

-Búzios : c’est le « Saint-Tropez brésilien ». Accessible à deux heures de route de Rio de Janeiro, il s’y trouve une vingtaine de plages, plusieurs galeries d’art, de nombreuses boutiques et clubs…




SOURCES

-Wikipedia

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