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Une semaine au centre de carthagène, Joyau de la Caraïbe Coloniale.

Dernière mise à jour : 30 juin 2020

Après une semaine passée à Medellin, un peu plus au sud du pays, et une heure à peine d’avion, nous voilà à Carthagène des Indes, la deuxième étape de notre périple en Amérique du Sud. Cette jolie ville colorée est très prisée par les touristes pour son centre historique. Voilà tous nos conseils si, vous aussi, voulez découvrir cette cité.





Cette fois, nous avons voyagé avec Latam Airlines. Arrivées trop tôt à l’aéroport (c’est une habitude chez nous), on nous a demandé de changer d’avion. La proposition a finalement avorté mais néanmoins, notre expérience avec cette compagnie aérienne a été bonne. Le personnel est aimable, nous étions situées à des places près des issues de secours (donc nous avions beaucoup de place) ...le seul hic encore une fois a été le respect des horaires. Une notion assez floue visiblement en Colombie.

La vieille ville se situe alors à quinze minutes en taxi. Pour cette course, il faut compter l’équivalent de 5€.

Vous comprendrez vite que ce qui va vous plaire n’est pas vraiment un lieu précis mais tout le cœur historique avec ses rues pavées et façades qui cultivent l’élégance coloniale, ses placettes arborées, l’enchaînement de couleurs vives, les odeurs et les bruits. Les lieux touristiques sont facilement trouvables : après avoir faire un détour par le fier château de San Felipe de Barajas perché comme il se doit sur une hauteur (la colline de Saint-Lazare), il faut profiter d’une balade près des remparts en passant par l’église Saint-Pierre-Claver, se retrouver par hasard sur la place de Las Coches, découvrir l’artisanat du côté de las Bovedas (et se laisser porter par l’alignement de maisons aux pigments vifs), faire du shopping dans le très chic centre commercial La Serrezuela, se laisser porter par un « graffitis tour » à Getsemani.. Bref la meilleure façon de visiter la ville vieille, c’est encore de s’y perdre.







Notre logement

Nous avons choisi une auberge nommée « El Barrio Hostal ». Son point fort ? Assurément sa localisation. Elle est située en plein centre, à deux minutes à pied de tous les centres d’intérêt que nous propose la ville. Les chambres sont assez simples mais cosy (petite avec un lit superposé pour deux... il existe aussi des dortoirs) et d’une grande propreté. Deux remarques néanmoins, la première à l’attention plus particulièrement des claustrophobes : notre chambre, comme probablement toutes, n’avait pas de fenêtre. Et le petit-déjeuner n’était pas compris dans le prix. Cependant, une corbeille de fruits et de l’eau fraîche étaient mises à disposition tout le temps ainsi qu’une gourde très appréciée lors de nos longues escapades. En outre, dans la salle commune, se trouve une petite cuisine où le nécessaire peut être utilisé afin de préparer tous les plats souhaités. Une petite terrasse surplombe la rue où des marchands ambulants élisent domicile la journée. Au bout du couloir, sont proposés plusieurs équipements dont un fer à repasser, une machine à laver et des cintres. Malgré son statut d’auberge, cette dernière était réservée aux adultes et avait une politique assez stricte quant au tapage nocturne. À 21h, tout chahut devait cesser: nous avons donc pu profiter d’une ambiance calme et reposée. Aucun problème non plus à signaler du côté de l’air climatisé : elle fonctionnait parfaitement. Globalement, nous donnons au lieu une note largement positive.





Un peu d’histoire

Capitale du département Bolívar, Carthagène des Indes compte aujourd’hui plus d’un million d’habitants qui profitentd’une dynamique touristique croissante et de quelques richesses encore inexploitées. Ville des Caraïbes, au nord donc de la Colombie, sa situation géographique la place au cœur d’une série de périodes historiques majeures : l’exploration vers les Indes occidentales (et les Andes), la traite des esclaves et le transit de l’or pillé aux Incas vers l’Espagne.

La ville a été fondée le 1er juin 1533 par le conquistador Pedro Heredia. Elle est une des toutes premières cités coloniales créées en Amérique du Sud par les Espagnols. Le site qui avait été reconnu auparavant par un compagnon de Christophe Colomb, était idéal : constitué d’un ensemble d’îles bordées par la mer des Caraïbes, il forme un port naturel idéal. Le nom de « Cartagena de Indias » fait référence à la ville de Carthagène en Espagne.

Il faudra à peine quelques années pour que Carthagène des Indes devienne l’un des principaux ports de l’empire espagnol et le principal point d’accès aux Andes. C’est par là que les colons pénètreront jusqu’au Pérou. L’or des tribus précolombiennes, les émeraudes ou encore les esclaves transiteront par cette plaque tournante du commerce entre l’Espagne, Cuba, le Mexique et le Pérou.

La cité s’enrichit considérablement. Les nobles espagnols et les capitaines des navires font élever de magnifiques palais coloniaux.

Tant de richesses attisent rapidement la convoitise d’autres puissances coloniales, à commencer par la Grande-Bretagne et la France, mais aussi celle des pirates et autres corsaires. La première attaque, menée par le Français Robert Boal,a lieu en 1544. Conséquence : des fortifications vont émerger tout autour de la ville qui devient ainsi la plus protégée d’Amérique du Sud. Les témoignages de ce riche passé sont depuis 1984 classés au patrimoine de l’humanité par l’UNESCO.

Je vous ferai grâce de l’histoire concernant son indépendance. Il faut juste savoir que l’invasion de l’Espagne par Napoléon (1808) permet l’apparition de premières velléités d’indépendance. Finalement, la cité, proclame son indépendance de la couronne espagnole en 1811, la première à avoir osé franchir le pas.

S’en est suivie une décennie de guerre entre royalistes et républicains avant d’obtenir la libération finale du pays, menée par Simon Bolivar, surnommé « le Libérateur ». C’est l’une des figures les plus importantes de la Colombie.



À boire et à manger

On ne va pas se mentir, si vous décidez de rester au centre historique, vous ne trouverez pas vraiment de petits prix à l’instar de Medellín. Pour simplifier, tant que vous êtes entourés par les remparts, le tourisme se fait pleinement ressentir. C’est certes bien moins cher qu’en France mais connaissant le salaire moyen colombien, je peux vous assurer que ça l’est pour un citoyen lambda ! Le plus économique, c’est encore d’acheter sa nourriture au supermarché que l’on trouve Carrera 7.

Encore une fois, le tourisme se fait ressentir car, au contraire de Medellín, les plats proposés au centre-ville sont plus « occidentalisés » : on retrouve des menus à la mode: des pokés, des bowls... des spots dits « instagrammables » émergent de plus en plus. Parmi eux, nous vous partageons 6 adresses que vous pourriez apprécier lors de votre passage sur place:


1 –Pezetarian : assurément pour les fervents consommateurs de pokés (une dizaine d’euros environ). Certes, c’est un peu cher encore pour la ville mais ce restaurant répond parfaitement à la fameuse tendance culinaire qui touchera sans nul doute le petit bobo-parigo qui sommeille en toi.


2 -Ábaco Libros y café :des livres et des cafés ... que demander de plus me direz-vous... et bien pas grand-chose. Nous vous conseillons cependant d’y aller le matin. Cette librairie est très dynamique, et peut s’avérer être victime de son succès.


3 - Calle 36 en face de la Casa Gastelbondo (désolé nous n’avons pas le nom exact) : rien de fabuleux mais ce « restaurant » tient néanmoins la route. Du moins, il remplit le contrat de base en fournissant un bowl coloré, de la fraîcheur et des vitamines.




4 - Movich Hotel : Il s’y trouve littéralement le meilleur rooftop de la ville... une vue incroyable, un cocktail qui ne dépasse pas les 5€, que demander de plus ?


5 - Collage Charladero :on vous déconseille les cafés mais leurs burgers sont visiblement très bons. Pour notre part, on s’est laissé tenter par un « ceviche », une recette traditionnelle sud-américaine. Un plat qui faisait office de simple entrée s’est transformé en véritable repas de par sa quantité ! Mention honorable donc.





6 - La Esquina del Pandebono : le meilleur pour la fin. Cette adresse tu DOIS la retenir si tu veux des jus de fruit au top le matin. Un large choix, une super qualité à des prix très mignons.



« Aller au-delà du mur »

Si vous avez le temps, n’hésitez pas à sortir des sentiers battus, ne serait-ce qu’un pas devant les remparts. En effet, même sans aller très loin, en rentrant du château, nous sommes passées par le Centenario Park... et là, quelle ne fut pas notre surprise d’accomplir littéralement un safari urbain. En totale liberté se baladent librement des iguanes, des oiseaux ... et un écureuil latinos bien curieux (et bien lent) que l’on nomme « paresseux » 😉.

De l’autre côté, en dépassant Las Bovedas et les remparts, vous trouverez une série de plages plus ou moins aménagées qui permettent de faire une parenthèse dans les promenades urbaines.

À noter donc que plus on s’éloigne de la ville historique fortifiée, plus on retrouve une Colombie authentique, similaire à celle trouvée à Medellín (encore plus visible dans la partie nouvelle).






Une journée d’excursion

En ville, plusieurs personnes vous arrêteront afin de vous proposer des excursions à la journée. Je pense que chaque compagnie doit se valoir puisqu’elles offrent des propositions très similaires. Nous avons honnêtement fait au plus économique en choisissant une petite journée aux îles du Rosaire pour l’équivalent de 27€. Il s’agit bêtement de prendre un bus durant une heure et demi, puis d’arriver sur la « playa blanca » afin de prendre un bateau qui nous fait faire un rapide tour de l’archipel et nous donne la possibilité d’aller découvrir, une heure durant, l’aquarium où nagent requins, dauphins et tortues dans la mer (et où on peut observer de jolis coraux d’origine) ou enfiler pendant trente minutes un masque tuba et profiter des fonds naturels. Que vous choisissez l’un ou l’autre, cela vous coûtera un supplément (10€ pour l’aquarium et 15€ pour la plongée).

Ensuite, on vous ramène sur la terre ferme où vous pouvez manger un plat et une assiette de fruits au choix. Il ne vous reste plus qu’une petite heure pour profiter de l’eau turquoise qui s’étend devant vous. C’est donc là une journée plutôt sympathique. Pour notre part, cela nous a changé l’esprit à un bon rapport qualité/prix. Cependant, il ne faut pas se le cacher : playa Blanca n’a pas été un coup de foudre. L’eau y est certes cristalline mais le va-et-vient des bateaux à moteur, la ribambelle de touristes internationaux et nationaux, l’arrivée des jets skis, bananes et autres activités polluantes gâchent l’idée qu’on peut se faire de la jolie plage paradisiaque et paisible des Caraïbes. D’autres options peuvent viser à améliorer ce climat s’apparentant à un club de vacances un peu cheap ... mais les prix augmentent proportionnellement très vite.




Une autre excursion en dehors de la ville est aussi très courante (puisque située à une heure de Carthagène) : il s’agit de la Salina de Galerazamba. Les photos de l’endroit avaient l’air plutôt chouettes et on ne dira pas que l’idée de voir une mer rose n’était pas alléchante. Mais nous avons tout de même choisi de nous restreindre à l’unique excursion citée ci-dessus (mais c’est parce qu’on vous prépare du lourd pour après ... promis) ! Et puis, en consolation, on sait aussi très bien qu’il existe un tel paysage au Sud même de notre bonne vieille France 😌.



Conclusion et ressentis

Une semaine là-bas c’est probablement beaucoup pour des touristes un peu boulimiques d’activités et de sensations en tout genre. Mais finalement peu si l’on veut découvrir toutes les richesses de cette ville.

Pour nous qui avions, en outre, à étudier l’économie liée au textile, le temps nous a paru honnêtement très court.

Mais nous comprenons qu’il y ait des désaccords sur le temps qu’on doit réellement accorder à cette cité... l’intérêt pour nous, petits occidentaux, se cristallisant au centre historique. Toutefois, aucun doute : les avis se rejoignent afin de témoigner de la beauté de Carthagène. En somme, c’est touristique mais comment cela pourrait-il en être autrement ? Si vous êtes de passage en Colombie, difficile donc de passer à côté.



Et n'hésitez pas à lire notre autre article sur Carthagène!


Adresse du logement :

-El barrio hostal, 29 janvier - 5 février, 151€ : http://www.booking.com/Share-QhW10cY

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