La Côte chalonnaise pour un week-end
Au sud de la Côte-d’Or, en Bourgogne, le paysage se partage entre coteaux viticoles, villages de pierre et demeures anciennes qui ont parfois eu la bonne idée de ne pas se transformer en hôtels impersonnels. On y vient pour le vin, bien sûr, mais on aurait tort de ne pas s’intéresser à tout ce qui l’entoure : les châteaux qui racontent la puissance des ducs de Bourgogne, les maisons médiévales qui ponctuent le paysage, et ces adresses où l’on se sent suffisamment bien pour envisager sérieusement de ne jamais repartir.
Nous avons choisi Mercurey comme point de chute, avec un programme qui tenait en deux jours : une résidence princière, un château fort toujours habité, une maison d’hôtes dont je suis tombée amoureuse, une escapade en 2CV et une ville qui a contribué à changer notre manière de voir le monde … littéralement.
Une précision avant de commencer : ici, la voiture est votre meilleure alliée. Depuis Paris, j’ai rejoint la gare du Creusot-Montceau en train, avant de parcourir une vingtaine de minutes en voiture jusqu’à Mercurey. Une fois installée, la plupart des étapes se trouvent à cinq ou dix minutes de route, à l’exception de Chalon-sur-Saône, située à environ trente minutes.

Samedi matin : Au château de Germolles, la vie de château avant Versailles
On parle beaucoup de la vie de château, généralement pour désigner un séjour luxueux ou une existence de privilégié. À Germolles, on peut s’intéresser à la question dans son sens le plus littéral : comment vivait-on lorsque l’on était duchesse de Bourgogne au XIVe siècle ?
C’est l’une des curiosités de ce château situé près de Chalon-sur-Saône : il est considéré comme la résidence des ducs de Bourgogne la mieux conservée. Et contrairement à ce que son allure pourrait laisser croire, son histoire ne commence pas avec les fastes d’une cour princière. Le site a d’abord connu des occupations seigneuriales plus modestes, probablement liées à un domaine agricole. Les vestiges de cette première vie subsistent encore dans certaines parties de l’édifice.
Le tournant intervient à la fin du XIVe siècle. Après une série de difficultés financières qui conduisent la famille de Germolles à céder ses droits, le domaine revient au duc de Bourgogne Philippe le Hardi. Celui-ci l’offre à son épouse, Marguerite de Flandre, qui décide de transformer l’ancienne demeure en une résidence digne de son rang.
Et Marguerite ne semble pas avoir eu l’intention de faire les choses à moitié. Pour embellir les lieux, elle fait appel à des artistes de premier plan, dont Claus Sluter et Jean de Beaumetz. L’objectif n’est plus seulement de se protéger derrière des murs : il s’agit de créer un cadre de vie, de recevoir, de montrer son pouvoir autrement que par la force. Le château devient le témoin d’une évolution majeure de l’architecture aristocratique, lorsque le confort, les décors et les plaisirs de la cour prennent une place croissante.
C’est ce qui rend Germolles particulièrement intéressant … On y découvre moins une forteresse spectaculaire qu’une résidence où l’on devine la vie quotidienne d’une cour princière, à la veille de la Renaissance. Un lieu qui permet de sortir de l’image du Moyen Âge exclusivement fait de batailles, de donjons glacials et de repas servis dans des écuelles en bois (miam !).
À savoir avant de venir : la visite est guidée, sans audioguide, d’humains à humains, et dure environ 1h15. Des créneaux en français et en anglais sont proposés selon le calendrier. Le tarif adulte est de 10€ depuis janvier 2026, d’après les informations dont je disposais pour ce séjour ; des tarifs réduits existent notamment pour les étudiants, les scolaires et les demandeurs d’emploi. Les photographies ne sont pas autorisées partout : mieux vaut se renseigner sur place plutôt que de dégainer son appareil à chaque salle. Vérifiez également les horaires avant votre venue.
Samedi midi : la Table du Val d’Or, Mercurey
Il faut savoir ménager ses forces lorsqu’on décide de consacrer un week-end au patrimoine. Surtout lorsque le patrimoine en question se trouve en Bourgogne, région qui considère assez justement que l’on peut aussi s’intéresser à l’Histoire avec une fourchette à la main. Oui, la bonne excuse.
Direction la Table du Val d’Or, le restaurant de l’Hostellerie du Val d’Or, installé dans une bâtisse du XIXe siècle au cœur de Mercurey. Ici, pas besoin de chercher à réinventer la cuisine bourguignonne : elle se porte très bien avec ses classiques. Escargots au beurre persillé, œufs en meurette, joue de bœuf à la bourguignonne … La carte fait la part belle aux recettes régionales et à une cuisine traditionnelle préparée maison par la cheffe Catherine.
J’ai apprécié une adresse qui ne confond pas cuisine de terroir et addition intimidante. Les plats tournent autour d’une vingtaine d’euros, et une formule déjeuner à 21,50 € est proposée du mercredi au samedi à l’année. Un rapport qualité-prix appréciable pour s’offrir une vraie pause au milieu du programme.
Il y a quelque chose d’agréable à déjeuner dans le village même, sans reprendre la voiture ni devoir arbitrer entre une visite supplémentaire et le temps de manger. La Côte chalonnaise se prête assez bien à cette philosophie : on peut voir beaucoup de choses sans transformer le séjour en course contre la montre.
Informations pratiques : la Table du Val d’Or se trouve à Mercurey, sur la route des vins. Pensez à vérifier les jours de service et la disponibilité de la formule déjeuner avant de vous déplacer.
Samedi après-midi : À Rully, un château qui n’a jamais vraiment cessé d’être une maison
Certains châteaux sont devenus des musées. D’autres, des hôtels. Celui de Rully est, quant à lui, toujours habité par les descendants des familles qui l’ont occupé au fil des siècles.
Sa silhouette, avec son donjon carré et ses tours rondes, semble tout droit sortie d’un livre d’histoire médiévale. Pourtant, derrière cette apparence, le château est le résultat de transformations successives, de mariages, d’héritages et d’adaptations. Bref, d’une histoire familiale qui a continué longtemps après que les manuels scolaires ont cessé de s’y intéresser.
Le site est mentionné dès 851. En 1194, Hugues de Rully fait construire le donjon carré, qui constitue encore l’un des éléments les plus reconnaissables de l’ensemble. Au XIVe siècle, faute d’héritier masculin dans la famille de Rully, la propriété passe aux Saint-Léger grâce au mariage d’Isabelle de Rully avec Robert de Saint-Léger. Au siècle suivant, ces derniers entreprennent de rendre la demeure plus confortable, sans effacer son caractère défensif.
À l’origine, l’ensemble comprend des tours, des courtines, un chemin de ronde et un fossé sec que l’on franchissait par un pont-levis. Les bâtiments s’organisent autour de la cour intérieure, avec de remarquables charpentes en chêne et des toitures de tuiles plates bourguignonnes. Un colombier, doté de son échelle tournante d’origine, rappelle également l’organisation d’un domaine seigneurial : il pouvait accueillir quelque 2 400 pigeons. Une capacité qui ferait aujourd’hui le bonheur de certains propriétaires de pigeonniers, mais qui constituait alors un signe de richesse et un élément concret de l’économie du domaine.
Le château n’a cependant pas traversé les siècles sous cloche. À la fin du XIXe siècle, des travaux modifient son apparence : les douves sont comblées, le pont-levis disparaît et un bâtiment néogothique est construit dans la cour. En 1619, le domaine était passé à la famille de Montessus. Pendant la Révolution, une attestation communale témoigne même de la réputation charitable de la marquise de Montessus, emprisonnée quelque temps à Chalon-sur-Saône.
Aujourd’hui, le château appartient au comte Raoul d’Aviau de Ternay, descendant des familles de Rully, de Saint-Léger et de Montessus. Il reste habité. Et c’est sans doute ce qui m’intéresse le plus : derrière les pierres médiévales, il y a encore une vie domestique, des habitudes et une continuité ancestrale. D’ailleurs, la visite était truffée d’anecdotes familiales en tout genre … ce dont nous raffolons bien-sûr !
Attention toutefois : la visite n’est ouverte au public que pendant la saison estivale, grâce à la présence d’équipes saisonnières. En dehors de cette période, des visites peuvent être organisées sur demande pour les groupes. Le domaine peut également accueillir des mariages et proposer des dégustations de vin, selon les conditions prévues par les propriétaires. Il est donc indispensable de vérifier les possibilités d’accès avant de construire votre itinéraire autour du château.
Samedi, 15 h : Le Clos la Rolline (ou la dangereuse tentation de déménager en Bourgogne)
Retour à Mercurey. Et c’est maintenant que je dois vous parler de la plus agréable des surprises du week-end. Comment m’y prendre sans être trop dégoulinante de compliments ?
Reprenons l’histoire depuis le début. Christian et Pascale ont ouvert une maison d’hôtes quelques mois seulement avant mon séjour. Dans cet ancienne orangerie, les antiquités (italiennes) y côtoient de grandes baies vitrées, les éléments anciens dialoguent avec des aménagements contemporains, et l’ensemble trouve cet équilibre assez rare entre confort moderne et charme vécu. Rien de tapageur, rien qui semble avoir été choisi uniquement pour être photographié. La maison a du caractère sans chercher à en faire la démonstration.
Christian était antiquaire auparavant, ce qui explique peut-être cette impression que les objets sont là parce qu’ils ont quelque chose à raconter, et non pour remplir un espace. Le résultat donne envie de regarder les détails, de prendre son temps et de repousser légèrement l’heure du départ. La piscine et le jardin achèvent de rendre l’ensemble assez redoutable pour les personnes qui avaient prévu de beaucoup visiter.
Mais un intérieur ne fait pas tout. Ce qui m’a véritablement marquée, c’est l’accueil de Christian et Pascale. Nous avons été choyés du début à la fin, avec une attention qui dépassait largement ce que l’on attend d’une simple nuitée. Christian s’est même proposé de venir nous chercher à la gare. C’est le genre de geste qui paraît anodin sur le papier, mais qui change beaucoup de choses lorsqu’on organise une escapade en train dans une région où la voiture reste presque indispensable. Et tout est choisi avec soin, jusqu’aux produits de soin dans votre salle de bain.
Bref, vous l’avez compris : je suis repartie avec un véritable coup de cœur pour cette adresse et, surtout, avec l’envie de voir cette jeune maison d’hôtes prospérer. Les lieux sont beaux, certes, mais on sent également qu’ils sont portés par des personnes qui ont à cœur de bien recevoir. Et cela, contrairement à une jolie baignoire ou à une piscine, ne se commande pas sur catalogue.
Un conseil transmis directement par Christian : contactez-les pour réserver en direct plutôt que de passer par une plateforme. Vous pourrez ainsi bénéficier des tarifs préférentiels.
Aussi notez que Pascale possède également un chalet à quelques minutes de là. L’ambiance y est différente, ce qui pourrait constituer une autre option pour découvrir les environs selon la saison et le type de séjour recherché.
Informations pratiques : le Clos la Rolline se trouve à Mercurey et propose des chambres d’hôtes, un jardin, une terrasse, une piscine, le Wi-Fi et un petit-déjeuner continental. Les équipements pouvant varier selon les chambres, renseignez-vous directement auprès des propriétaires. Si vous arrivez en train, demandez-leur également si une prise en charge à la gare est possible.
Samedi soir : La montgolfière attendra, la Bourgogne aussi
Nous avions prévu de prendre de la hauteur avec un vol en montgolfière. La météo en a décidé autrement. Ce qui, dans un autre contexte, aurait pu me faire bouder, m’a finalement permis de profiter davantage du Clos la Rolline.
Je ne prétendrai pas que j’ai découvert une passion soudaine pour les annulations météorologiques, mais la soirée a pris un tour très agréable. Nous sommes allés chercher notre dîner chez Marcelle Traiteur : des plats faits maison, gourmands et bien assaisonnés, dégustés au bord de la piscine de notre chère Maison d’hôtes … de quoi nous consoler un peu. .
Le vol en montgolfière reste donc à faire. C’est une bonne raison de revenir, et une façon de se rappeler qu’un itinéraire réussi n’est pas nécessairement celui dont toutes les cases ont été cochées.
À prévoir : si vous réservez une activité en montgolfière, gardez un peu de souplesse dans votre programme. La météo peut imposer une annulation ou un report. Vérifiez les conditions proposées par le prestataire et, pour le dîner, les horaires de commande et de retrait auprès du traiteur.
Dimanche matin : Un tour en 2CV (mais sans le béret, promis)
Le dimanche matin, nous avons quitté le confort du Clos la Rolline après un petit-déjeuner généreux pour retrouver DSL Tours. Ou plutôt ce sont eux qui sont venus nous chercher directement à domicile. Dans la cour, deux 2CV nous attendaient : Pomme et Rosalie.
Je ne sais pas si l’on peut parler d’un moyen de transport ou d’une petite machine à remonter le temps. La 2CV a ceci de particulier qu’elle transforme un trajet en expérience. On ne file pas d’un village à l’autre : on les traverse. On ne survole pas le paysage du regard : on le prend comme il vient, avec ses coteaux, ses petites églises (notre tour portait d'ailleurs sur ce thème !), ses maisons et ses routes qui serpentent entre les vignes.
Nous avons passé plusieurs heures à explorer les environs, en nous arrêtant ça et là. J’ai découvert au passage que conduire une 2CV demande un peu plus de doigté que prévu. Il faut prendre le coup de main, s’adapter à ses réactions et accepter que l’on ne conduise pas tout à fait comme dans une voiture moderne. C’est justement ce qui rend la balade amusante : on participe à l’expérience au lieu de simplement regarder défiler le paysage.
J’assume parfaitement mon goût pour les activités touristiques un peu clichées lorsqu’elles ont le mérite de faire découvrir un lieu autrement … Cette balade, certes quelque peu onéreuse (comptez au moins 140 euros par personne) est aussi une bonne manière de compléter les visites patrimoniales de la veille : vous êtes ici accompagnés de vrais passionnés ET connaisseurs.
Informations pratiques : cette sortie a été organisée avec DSL Tours. Les durées, les conditions de conduite et les modalités de réservation sont à confirmer directement auprès du prestataire. Pensez à vous habiller en fonction de la météo : le charme d’une voiture ancienne ne s’accompagne pas toujours du confort thermique d’un modèle récent.
Dimanche midi : Chalon-sur-Saône, la ville qui a changé notre regard sur le monde
Pour terminer le week-end, direction Chalon-sur-Saône, à une trentaine de minutes de Mercurey. Nous y sommes donc arrivés dimanche midi ce qui nous a permis de profiter de la fin du marché sur la place centrale avant de déjeuner et de partir (brièvement) à pied à la découverte du centre historique. Les maisons à colombages, les demeures anciennes et les étages en encorbellement composent un décor bien agréable pour nos rétines … La cathédrale Saint-Vincent, dont la construction et les transformations s’étendent du XIe au XVe siècle, constitue un repère important du centre ancien. Mais les maisons médiévales méritent elles aussi que l’on s’y attarde. Leurs étages semblent parfois vouloir se pencher au-dessus des passants. C’est le principe de l’encorbellement : chaque niveau avance légèrement sur celui du dessous. Cette technique, largement employée entre la fin du Moyen Âge et le début de la Renaissance, permettait de gagner de la surface habitable dans des villes où l’espace au sol était limité. Elle pouvait également protéger les façades des eaux de pluie et offrir aux artisans un support pour leurs décors sculptés.
Vous ne le savez peut-être pas mais deux chalonnais font particulièrement la fierté (et la renommée) de la ville.
En effet, Chalon-sur-Saône a vu naître Nicéphore Niépce, inventeur dont les recherches ont contribué à faire naître la photographie. Une coïncidence particulièrement heureuse pour quelqu’un qui passe une partie de son temps à documenter les lieux qu’elle visite.
Né en 1765, Niépce cherche au début du XIXe siècle à fixer les images produites par la lumière dans une chambre noire. Ses expérimentations aboutissent à un procédé qu’il nomme héliographie. Entre 1826 et 1827, il réalise depuis une fenêtre de sa propriété du Gras, à Saint-Loup-de-Varennes, une image aujourd’hui connue sous le titre Point de vue du Gras, généralement considérée comme la plus ancienne photographie conservée au monde.
Il faut imaginer ce que représentait cette avancée à une époque où conserver une image exigeait jusque-là la main d’un dessinateur ou d’un graveur. Niépce cherchait à obtenir une représentation durable du réel grâce à la lumière elle-même. Il posait ainsi les bases d’une révolution dont les conséquences dépassent de très loin ce qu’il pouvait anticiper.
Aujourd’hui, nous prenons des dizaines de photographies en quelques minutes, nous les retouchons, les publions et les oublions parfois avant même la fin de la journée. Deux siècles plus tôt, fixer une image constituait une aventure scientifique. Il y a quelque chose d'assez vertigineux à mesurer le chemin parcouru entre cette première image et notre quotidien saturé de photographies.
Le musée Nicéphore-Niépce permet de retracer cette histoire et de comprendre l’évolution des techniques photographiques. Le bicentenaire de l’invention de Niépce, célébré entre septembre 2026 et septembre 2027 selon le programme annoncé dans mes notes, offre également une occasion particulière de s’intéresser à cet héritage. Les événements et expositions prévus sont à vérifier dans le programme officiel.
Autre enfant du pays, Dominique Vivant, baron Denon, est né à Chalon-sur-Saône en 1747. Son parcours semble avoir été écrit par quelqu’un qui refusait de choisir un seul métier.
Destiné par sa famille à la magistrature, il se passionne finalement pour les arts, le dessin et la gravure. Arrivé à Paris en 1764, il fréquente les cercles de la Cour, travaille auprès d’artistes et entame une carrière diplomatique qui le conduit notamment en Russie, en Suède et en Suisse. Il rencontre aussi Voltaire à Ferney, qu’il représente dans un dessin dont le réalisme déplaît fortement au philosophe.
Denon écrit également Point de lendemain, un récit libertin publié en 1777. Mais c’est surtout son rôle dans l’histoire des collections françaises qui le rend célèbre : sous Napoléon, il devient le premier directeur du musée du Louvre. Le Chalonnais est ainsi associé à l’un des plus grands musées du monde, après avoir suivi un parcours qui l’a mené bien loin de la magistrature à laquelle on le destinait.
Le musée Denon de Chalon-sur-Saône rassemble des collections archéologiques, des sculptures, des œuvres graphiques et des objets ethnographiques. Il offre un autre regard sur l’histoire de la région et sur les collections qui permettent de la raconter.
Si vous aimez les musées, ces deux établissements constituent donc un excellent complément à la promenade dans le centre historique.
Informations pratiques : les collections permanentes des musées Nicéphore-Niépce et Denon sont gratuites … tout comme l’accès à la cathédrale que je recommande également. Vérifiez les horaires, les fermetures éventuelles et les conditions d’accès aux expositions temporaires sur les sites officiels.
Pour conclure …
Comme j’espère avoir réussi à l’illustrer ici, j’ai particulièrement apprécié l’équilibre entre patrimoine et douceur de vivre. En deux jours, on peut passer d’une résidence princière du XIVe siècle à un château fort encore habité, déjeuner au cœur d’un village viticole, dormir dans une maison d’hôtes pleine de charme, sillonner les petites routes en 2CV et terminer par une ville qui a joué un rôle important dans l’histoire de la photographie. Les visites apportent leur lot d’histoire, mais les moments plus simples (un déjeuner bourguignon, un petit-déjeuner qui s’éternise, une balade sur les routes de campagne ou une promenade dans les rues anciennes de Chalon) donnent au séjour son rythme et sa personnalité.
La Côte chalonnaise n’a peut-être pas le spectaculaire immédiat de certaines destinations plus célèbres de Bourgogne. Elle a (selon moi) mieux : une forme de discrétion, des distances raisonnables et suffisamment de lieux intéressants pour remplir un week-end sans avoir l’impression de passer son temps à courir.
Si vous aimez les vieilles pierres, les demeures qui ont conservé leur caractère, les paysages de vignes et les escapades où l’on prend le temps de regarder autour de soi : OUI, elle mérite largement une place sur votre liste.
LIENS UTILES
Mon réel associé ici (château de Germolles)
Site du Château de Germolles ici
Site du Château de Rully ici
Instagram du Clos La Rolline ici
Site du Val d'Or ici
Site de DSL Tours ici
Site de l'office de tourisme de Châlon-sur-Saone ici
NB : Séjour effectué à la fin août.
Merci à l'office de tourisme de Châlon-sur-Saone pour cette aimable invitation.





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